Bonjour à toutes et à tous.

 Je souhaite la bienvenue à ceux qui passent sur ce blog et je sais qu'ils sont nombreux. En moyenne une centaine par mois. Bien venue tout  particulièrement à ceux qui ne sont pas des habitués de notre blog.  

Le Centre Médiéval Grandmontain d’Aquitaine est un peu en sommeil depuis quelques temps. Il n'a pas tenu son assemblée générale en décembre dernier comme il aurait dû le faire. Il faut impérativement qu'il organise celle-ci avant la fin de l'année. Il devient impératif de redonner un sens à nos actions, si toute fois nous voulons en avoir. 

J'ai été particulièrement marqué, ces derniers jours, par une visite totalement imprévue, lors d'une escapade impromptue en Lot-et-Garonne, dont moi seul ai le secret… 

Je suis tombé totalement par hasard (mais le hasard existe-t-il?), sur un monastère Bénédictin (Sainte Marie de La Garde) qui est une fondation de l'Abbaye Sainte Madeleine du Barroux. Je m'y trouvais donc un vendredi vers 14 heures ne connaissant absolument pas ce monastère. J'arrête mon véhicule et me dirige naturellement vers la chapelle du monastère. J'entre et m'assoie sur un banc. Elle est simple, avec une belle charpente apparente en vielles poutres. A peine quelques minutes passées et une cloche retentie. Alors là, c'est sur, cette cloche annonce un office… Je reste ? Je pars ? Je reste ? Finalement je reste. Bingo… la cloche appelait les frères à célébrer "none" (la neuvième heure du jour). Et là, stupéfaction… En un instant ce crée une déchirure dans mon espace temps, car je vois entrer les moines Bénédictins, tout droit sortis du film "le non de la Rose". Une large tonsure sur leur crane et une petite collerette de cheveux, les faisait sortir tout droit du moyen âge…Leurs tuniques usées montrait qu'ils travaillaient. Les pieds nus dans des sandales qu'ils fabriquent.  Seigneur que m'arrive-t-il ? Où suis-je ? En quelle année sommes-nous ? Pourquoi m'as-tu abandonné ? Un des frères vient ver moi… Il me demande si je souhaite suivre l'office de none avec eux ? Je m'entends lui répondre que je ne pourrais certainement pas rester jusqu'au bout (Je sais que les offices Bénédictins sont long) Il me répond que ce n'est pas grave et me refile le livret pour que je suive None… Allons-y... Suivons None… Après tout je consacre si peu de temps a Dieu que pour une fois… je peux faire un effort. Nous attendons quelques minutes encore, les derniers retardataires puis, tous inclinés, commencent à chanter. Et là, re-stupéfaction… Ils chantent en latin sur un mode recto tono (sur un ton régulier). Une idée venue de je ne sais où, me traverse alors l'esprit "les Grandmontains (dans les premiers siècles. Période qui est la plus captivante)  devaient chanter comme ça". Sans aucunes fioritures. Pas plus de fioritures dans leurs chants, que sur les voutes de leurs chapelles. Ce chant apparemment monotone, fini par nous amener vers une vibration différente. Comme si d'un coup, nous étions en accord avec la nature et le monde de l'infiniment grand. Une expérience à approfondir, à vivre ou à revivre.

Bonne journée à toutes et à tous.